Le panier du bazar : les karî

Une collègue m’a dit merveille d’une plante comestible (mais à part la ciguë, quelle herbe n’est pas comestible pour eux ?) qu’ils appellent « karî ». Sur mon dico, ça pourrait être au choix de la poirée ou de l’arroche. Une matrone au bazar me dit qu’il faut les couper, et que ça se cuisine avec du sumac. Elle a insisté sur le sumac. Je suppose que la cuisson c’est un peu le genre épinards. J’ai croqué une tige crue, ça pique comme une ortie en bouche. Je suppose et espère que ça s’adoucit à la cuisson.

Sinon les fraises sont de plus en plus rouges et sentent de plus en plus bon.  Quant aux petits concombres, ça se croque comme ça, à la Bugs Bunny.

Mise à jour : je retire ce que j’ai dit, oui, ils sont capables de bouffer de la ciguë. En fait, les karî, ce sont des sortes d’arum. plantes piquantes, brûlantes et toxiques, qu’il faut faire cuire très longtemps, avant de les manger… ce que naturellement, ma collègue a oublié de me dire, depuis le temps qu’elle m’en parle. Par moment, il y a des gens pas finis… Bref, me disant que ça ressemblait à des bettes, j’ai fait cuire des feuilles dans l’eau au four (mes plaques ont rendu l’âme) environ 50 minutes, puis de nouveau 30-40 mn avec des spaghetti, en one pot pasta. Bon, ça piquait encore du feu de Dieu, mais j’avalais, stoïque. Finalement, on m’apprend sur Facebook que c’est des arums, qu’il faut les cuire longtemps sinon, poison. En plus, selon wiki, c’est les racines qui se mangent. Donc j’ai la bouche en feu pour rien et je vais peut-être ne pas voir passer les Rameaux, adios.

 

Arum : La mastication de feuilles ou de fruits entraîne une sensation immédiate de brûlure bucco-pharyngée accompagnée d’hypersalivation et d’œdème local, voire d’un piqueté hémorragique. L’œdème, s’il est important, peut gêner la déglutition et la ventilation. En cas d’ingestion il apparaît des douleurs digestives, des vomissements et de la diarrhée.

L’ingestion massive – exceptionnelle du fait de la douleur provoquée par l’irritation locale – peut se compliquer d’un syndrome hémorragique digestif et de troubles systémiques (paresthésies, somnolence, convulsions, mydriase, troubles du rythme cardiaque). Cet état peut évoluer vers le coma et le décès.

On peut néanmoins en manger le rhizome après une longue cuisson qui élimine ces toxiques.

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